Qu'est-ce que la romance de mœurs ?
Pourquoi « À corps perdus » de Alice Reiber est une romance de mœurs ?
Romance de mœurs ? Vous n’aviez encore jamais entendu ce terme ? On vous explique !
À corps perdus, tome 1 d’Alice Reiber ne se contente pas de raconter une histoire d’amour. L’autrice l’inscrit dans un monde, une époque – celle de la Grèce antique, une société avec ses règles, ses modes de vies et ses contradictions. C’est ce qui en fait, au-delà du roman sentimental, une véritable romance de mœurs.
L’histoire d’amour entre Kelios et Aster, au Ve siècle avant J.-C.
À une époque où la littérature romantique situe le plus souvent ses récits dans des contextes contemporains ou fantasmés, Alice Reiber, avec À corps perdus, fait un choix audacieux : celui de plonger ses personnages – et ses lecteur·rices – dans la Grèce antique du Ve siècle avant J.-C.
C’est dans ce cadre que naît et grandit l’amour entre Kelios et Aster. Un amour entre deux hommes, pugilistes (boxe de la Grèce antique), ancré dans une civilisation qui entretient, avec la masculinité, le désir et les liens affectifs, une relation complexe, codifiée, souvent mal comprise aujourd’hui. Loin d’être un anachronisme romantique (même si Alice en propose quelques-uns dans le roman, bien placés) plaqué sur un décor historique, la relation entre les deux protagonistes s’enracine dans les réalités de ce monde : ses pratiques, ses croyances, ses possibilités – et ses impossibilités.
En choisissant la période de la Grèce antique, dans la ville d’Athène, le roman offre une perspective rare : celle d’une histoire d’amour qui existait, qui avait sa place et ses formes, bien avant que les siècles suivants n’imposent d’autres normes.
Une peinture fidèle des mœurs et des codes de la société grecque
Au-delà de l’intrigue amoureuse, À corps perdus construit un tableau minutieux de la société grecque classique. Les mœurs, les rituels, les hiérarchies, les espaces de la vie quotidienne (comme le Gymnase, le port de Pirée ou encore l’Agora), tout concourt à donner corps à un monde à la fois étranger et étonnamment connu de nos souvenirs de cours d’histoire.
Le roman décrit les codes qui régissent les relations entre les individus : les usages du symposion, la place accordée à la beauté, à la philosophie, à la force, au sport, à la citoyenneté. Il montre aussi ce qui se joue en dehors des discours officiels – dans les marges, dans les gestes, dans ce que les personnages taisent autant que dans ce qu’ils disent.
C’est cette attention portée aux mœurs qui confère au récit sa densité. À corps perdus ne se contente pas d’utiliser l’Antiquité comme décor : elle la fait vivre, avec ses tensions et ses nuances.
Un amour confronté aux contraintes sociales
Si À corps perdus mérite pleinement l’appellation de romance de mœurs, c’est avant tout parce que l’amour de Kelios et Aster ne se développe pas dans le vide. Il se heurte, à chaque étape, aux réalités d’une société profondément hiérarchisée.
Le rang sépare les deux hommes avant même qu’ils ne se rencontrent. La société grecque ne laisse que peu de place aux élans qui traversent les frontières de classe : chaque individu naît dans un ordre, et cet ordre structure chacune de ses relations.
Le statut – citoyen, pauvre (éthète) , étranger (métèque), homme libre ou non – détermine ce qu’il est possible de vivre, de revendiquer, de montrer. Aimer en dehors de ces catégories, c’est risquer de n’être reconnu nulle part.
La liberté identitaire, enfin, est peut-être la contrainte la plus intime. Kelios et Aster ne luttent pas seulement contre le regard des autres : ils luttent aussi contre leurs propres intériorisations de cet ordre. S’autoriser à aimer, à désirer, à exister pleinement – c’est un chemin que chacun doit tracer pour soi, contre les résistances du monde et contre celles, parfois plus tenaces encore, qui viennent de l’intérieur.
C’est dans cette tension entre le sentiment et le social, entre ce que l’on ressent et ce que la société autorise, que réside le cœur de toute romance de mœurs – et c’est précisément là que À corps perdus puise sa force.
La sortie officielle : le 16 juin 2026
Si vous avez manqué la campagne de précommandes, ce n’est pas grave. Vous pouvez tout de même réserver votre exemplaire d’À corps perdus sur le site internet d’Alice Reiber.
Vous recevrez votre exemplaire le jour de la sortie le 16 juin 2026.
En attendant, de notre côté, l’aventure continue avec vous et la suite arrive.
À bientôt tout le monde,
Lotalira et Andy Whou 💌
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